Continuer ses études ou travailler : quel choix faire ?
Et maintenant, on fait quoi ? Après le bac ou un diplôme, beaucoup de jeunes hésitent : faut-il continuer ses études ou se lancer dans la vie active ? Entre envie d’indépendance, perspectives d’emploi et projets à long terme, ce choix crucial mérite réflexion, et on t’aide à y voir clair. Découvre nos conseils qui parlent de 1er emploi
3 minutes de lecture
Publié le 17/11/2025
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En résumé
- Travailler après un diplôme court permet de devenir autonome rapidement et d'acquérir de l’expérience concrète sur le terrain.
- Poursuivre ses études augmente les chances d’obtenir un emploi stable, mieux rémunéré et avec plus de responsabilités.
- L’alternance est une voie hybride idéale : tu te formes tout en étant payé et tu multiplies tes opportunités professionnelles.
- Le choix dépend de tes objectifs personnels, de ton secteur, de ta motivation à étudier et de ta situation financière.
- Aucun choix n’est définitif : tu peux toujours te réorienter, reprendre des études ou changer de voie plus tard.
Introduction
Après le bac ou un premier diplôme, la question « dois‑je continuer mes études ou entrer sur le marché du travail ? » revient souvent. Le choix ne se résume pas à aimer ou non les études : il dépend de vos objectifs professionnels et de votre envie d’indépendance. Chez PrePeers, nous vous aidons à prendre du recul pour faire le bon choix.
Les atouts de la vie active : indépendance et expérience rapide
Gagner sa vie dès la sortie d’un diplôme court séduit de nombreux jeunes.
C’est l’occasion de devenir autonome et d’acquérir des compétences rapidement. Les statistiques confirment cette insertion rapide : selon la dernière note d’information du ministère de l’Éducation nationale (mise à jour en mai 2025), 66 % des apprentis de niveau CAP à BTS qui ne poursuivent pas leurs études travaillent en CDI ou CDD six mois après leur sortie.
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Le taux grimpe à 69 % pour les sortants de BTS et 74 % pour les sortants de brevet professionnel (BP). Cela signifie qu’une majorité d’apprentis trouvent un emploi en moins d’un an, souvent chez l’employeur qui les a formés : 27 % des sortants travaillent chez leur maître d’apprentissage.
En 2025, les jeunes actifs peuvent aussi être séduits par la prime d’activité qui offre un complément de revenus et permet de rentrer plus sereinement dans la vie active. Un outil en ligne de simulation de prime d’activité peut d’ailleurs être utilisé par les jeunes pour connaître le montant prévisionnel de l’aide qui peut être versée chaque mois en complément du salaire.
L’intérêt de poursuivre des études : qualification et perspectives à long terme
Les études supérieures ne sont pas réservées aux rêveurs : elles constituent un investissement pour accéder à des postes à responsabilités.
Les enquêtes du ministère de l’Enseignement supérieur montrent que plus de 80 % des diplômés 2022 de licence professionnelle ou de master sont en emploi 18 mois après l’obtention du diplôme.
Les différences se situent dans la qualité des postes occupés : 76 % des diplômés de licence professionnelle et 90 % des diplômés de master exercent un emploi de niveau cadre ou profession intermédiaire. La stabilité est également plus forte pour les licences professionnelles, dont 80 % des diplômés occupent un poste durable contre 68 % pour les masters.
Les salaires suivent la même logique : le salaire net médian à 18 mois est d’environ 1 810 € pour les licences professionnelles et 2 100 € pour les masters, avec des pointes à plus de 2 200 € dans les filières sciences‑technologies‑santé.
Ces chiffres rappellent qu’un diplôme plus long peut offrir une progression salariale plus rapide et un accès à des fonctions d’encadrement.
Néanmoins, le marché de l’emploi cadre traverse des turbulences. Une étude de l’APEC publiée en novembre 2025 indique que seuls 72 % des diplômés Bac +5 de la promotion 2023 occupent un emploi salarié 12 mois après leur sortie, soit deux points de moins que l’année précédente.
Les écarts entre disciplines restent marqués : 76 % des diplômés en sciences, technologies et santé sont en poste, alors que seulement 59 % des diplômés en lettres, langues et arts trouvent un emploi.
Dans ce contexte ralenti, 84 % des diplômés de 2024 estiment leur recherche d’emploi difficile, 57 % ont envoyé plus de 30 candidatures, et 38 % ont mis six mois ou plus pour décrocher un poste. Beaucoup acceptent des concessions : 70 % renoncent à un CDI, 59 % à un salaire élevé et 24 % qualifient leur premier emploi d’« alimentaire ».
Ces données ne doivent pas décourager, mais inciter à bien réfléchir au secteur visé et à se construire un projet réaliste.
Et si vous combiniez les deux ? L’alternance et les études courtes qui recrutent
Face au dilemme, l’alternance représente un compromis idéal. Vous suivez une formation diplômante tout en travaillant et en étant rémunéré.
Les statistiques d’insertion des apprentis illustrent son efficacité : 69 % des apprentis de BTS sont en emploi salarié six mois après leur sortie, et près de 66 % de l’ensemble des apprentis de niveau CAP à BTS occupent un emploi en janvier 2024.
Ce modèle convient particulièrement aux secteurs techniques ou aux métiers en tension (maintenance industrielle, énergie, bâtiment, santé), où les entreprises recherchent des jeunes formés sur le terrain.
Les formations supérieures courtes (DUT/BUT, BTS, licences professionnelles) quant à elle offrent également de bonnes perspectives.
Selon la plateforme d’orientation Will Oriente, plus de 80 % des titulaires de BTS ou de BUT trouvent un emploi dans les six mois grâce à des enseignements pratiques et à la proximité avec les entreprises. Vous pouvez ensuite reprendre des études ou intégrer une école d’ingénieurs via les admissions parallèles. Ce chemin « pas à pas » permet d’acquérir une expérience solide tout en gardant la possibilité de vous spécialiser plus tard.
Comment choisir entre études et marché du travail
Aucune statistique ne remplacera votre intuition et vos aspirations.
Avant de trancher, interrogez‑vous sur vos motivations :
- Souhaitez‑vous gagner votre vie rapidement, ou préférez‑vous approfondir un domaine qui vous passionne ?
- Êtes‑vous prêt à vivre plusieurs années d’études supplémentaires ?
- Quelle est la situation de votre secteur de prédilection ?
Consultez des professionnels, participez à des salons étudiants ou à des journées portes ouvertes, et faites un bilan de vos compétences et de vos envies.
Prenez aussi en compte vos contraintes financières. L’alternance, les jobs étudiants et les bourses sont des solutions pour financer vos études tout en acquérant de l’expérience. Le site d’experts en aides Mes Allocs.fr vous permet d’ailleurs de connaitre toutes les aides financières dont vous pouvez bénéficier pendant vos études.
De même, rien n’est irréversible : de nombreux salariés reprennent leurs études grâce à des dispositifs de formation continue, et des étudiants travaillent quelques années avant de se réorienter. L’important est de construire un parcours cohérent avec vos objectifs.
Article écrit par Harold
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