Travailler en Freelance : les pires idées reçues | PrePeers

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Image de fond de l'article Image de l'article du blog de Prepeers écrit par Julie: Travailler en freelance : les 7 idées reçues

Travailler en freelance : les 7 idées reçues

Quel indépendant n’a jamais eu droit à des phrases telles que : « C'est facile pour toi ! Tu fais ce que tu veux ! » ? En réalité, l'environnement du freelancing est encore difficile à décrypter pour la majorité des Français. Comment bien comprendre cet univers ?

Horloge7 minutes de lecture

HorlogePublié le 5/8/2020 1:57:32 PM

S’échapper d’une vie salariale pour devenir freelance présente certains inconvénients mais, pour certains, énormément d'avantages. La vie du jeune travailleur en freelance est souvent caricaturée, alors que la réalité est bien plus complexe qu’elle n’y paraît. Eh oui, tout le monde n’a pas eu l’occasion de travailler ou de côtoyer un freelance. C’est pourquoi, il existe beaucoup de rumeurs sur le quotidien des micro-entrepreneurs. Afin d’éclaircir le sujet, voici une analyse des 7 idées reçues sur la vie de freelance


1.Le freelance fait ce qu'il veut

Avant de se lancer en freelance, il faut être autonome et savoir que cela ne sert pas à grand chose de compter ses heures.


Il faut absolument que vous sachiez ceci : être à son compte permet de ne quasiment pas travailler ! Vous n’y croyez pas ? Et pourtant… À eux la dolce vita et les longues balades sur la plage, à boire des Mojitos et des Caïpirinhas

Plus sérieusement. Qui n’a jamais rêvé de devenir son propre patron ? Avant de se lancer en freelance, il faut être autonome et savoir que cela ne sert pas à grand chose de compter ses heures. En effet, la durée du temps de travail des entrepreneurs varie beaucoup, mais l'étude OuiShare et Hopwork nous révèle que :


  • 17 % des indépendants en France travaillent moins de 30 h ;
  • 30 % font des semaines de 30 à 40 h ;
  • 38 % des freelances travaillent 40 à 50 h ;
  • 12 % frôlent le burn-out avec 50 à 70 h de travail ! 

 

Pas de panique. En moyenne, le micro-entrepreneur travaille 40 heures. Il y a donc peu de chances d’arriver à 50 heures de travail acharné par semaine, et de risquer le burn-out. Ce qui est certain, c’est qu’après avoir lu cette étude, on osera plus dire que le freelance procrastine ! En effet, en lisant ces chiffres, l'idée reçue selon laquelle l'entrepreneur en freelance ne travaille pas beaucoup et quand bon lui semble vole simplement en éclats.

 

2.Les freelances ont des revenus précaires

Le revenu net mensuel de 11 % des freelances dépasse les 3 000 €.


En 2018, 52,2 % des freelances gagnaient moins de 1 500 € net par mois. Oui oui, vous avez bien lu ! Mi-temps, compléments de revenus… Les raisons à cela peuvent être multiples. En réalité, ce taux cache une grande disparité, puisque le revenu net mensuel de 11 % des freelances dépasse les 3 000 €. 

Rassurez-vous. On dénombre aujourd’hui 930 000 travailleurs indépendants en France. Chaque année, 50 000 personnes osent franchir le cap du freelancing. C’est beaucoup ! Si le freelance gagnait mal sa vie, il ne s’obstinerait pas indéfiniment. 

Salarié ou indépendant, n’oubliez pas que l’on commence tous au bas de l’échelle. C’est plusieurs mois après la création de sa micro-entreprise que l’on devient rentable, sinon il faut peut-être songer à revoir ses tarifs... Certains freelances proposent des prix trop élevés par rapport à la concurrence, sans réelles valeurs ajoutées. Et souvent, ça coince !

  

3.Le freelance est un loup solitaire

C’est véridique, la plupart se plaisent à passer leur journée seul. Mais, n’allez pas vous imaginer que le quotidien du freelance se caractérise par une solitude extrême.

D’ailleurs, beaucoup mettent en place des stratégies pour déjouer la solitude :


  • ils travaillent davantage dans des cafés qu'à domicile ;
  • ils louent des espaces de coworking ;
  • ils trouvent d’autres groupes d’entrepreneurs et font du networking ;
  • ils participent aux discussions sur les blogs et les forums.


4.Le freelance est toujours en vacances

Vous le savez maintenant : « À eux la dolce vita et les longues balades sur la plage, à boire des mojitos et des caïpirinhas » ! Un des intérêts majeurs de la vie d’indépendant, c’est cette possibilité d'exercer partout où l’on veut. Le freelance travaille comme tout le monde et sait que les jours non travaillés sont autant de revenus manqués ! Il ne passe donc pas sa vie en vacances avec un mojito à la main.

Attention, devenir freelance ne veut pas dire mettre son activité en stand-by pour partir à l’autre bout du monde... Mais sachez qu'il est prouvé que des neurones bien reposés sont plus alertes – oui alertes – ! Les résultats d’une étude américaine réalisée par The Society for Human Resource Management ont démontré que prendre régulièrement des vacances améliore la productivité des employés. 

Les freelances ont donc la possibilité de faire des pauses pour revenir plus frais que jamais et continuer leur activité ! Le tout est de trouver son propre équilibre entre vie pro et vie perso. 

 

5.Le freelance choisit librement ses missions

Refuser des contrats est un luxe pour le freelance qui débute. Au début, tout y passe et les missions qu'il aimerait éviter aussi : briefings de 3 pages, sujets ennuyants au possible, prestations à prix battants – un peu trop – toute concurrence… C’est dur, mais tout le monde passe par là ! Cet article ne propose pas de groupe de soutien pour pleurer sur toutes ces missions que le freelance aurait préféré décliner… Mais sachez qu’avec le temps et l’expérience, il n’a plus à travailler à reculons. Encore mieux, le freelance sait enfin dire non ! Évidemment, c’est valable pour tous les corps de métier. Si votre travail ne vous inspire vraiment pas, il serait peut-être intéressant de songer à une réorientation. Et pourquoi pas devenir freelance ?

Vous êtes tenté(e) par l'aventure freelance, mais vous avez peur de faire le mauvais choix ? Vous pouvez toujours consulter notre article de blog : Comment savoir si ce métier est fait pour moi ?

 

6.Le freelance ne paie pas de cotisations sociales

Au même titre que le salarié, mais calculé un peu différemment, le freelance cotise


Être à son compte n'exonère pas des cotisations sociales, et cette idée reçue est bien l’une des pires ! Eh non, créer son entreprise n’est pas un long fleuve tranquille. Prenons l’exemple d'Aline.

Aline est Community manager depuis moins d’un an et bénéficie donc du statut de micro-entrepreneur. Elle perçoit un revenu net mensuel de 1 500 €. Si sa rémunération avait été plus importante, son taux de cotisations sociales l’aurait été également. Aline paye des cotisations sociales qui lui ouvrent des droits à des prestations sociales (maternité, maladie, retraite, allocations familiales). 

Aline a de la chance ! Elle bénéficie de l’aide de l’ACRE pour payer moins de cotisations les trois premières années suivant la création de sa micro-entreprise. Cette année, elle ne devra que 5,5 % d’impôts, au lieu de 22 %. Cela représente en fait 25 % du montant total de cotisations qu’elle aurait dû payer. Les deux années suivantes seront ainsi. Génial, non ?

Au même titre que le salarié, mais calculé un peu différemment, le freelance cotise pour :


  • la CSG CRDS ;
  • les congés maladie ;
  • les congés maternité ;
  • la retraite de base et complémentaire ;
  • les cotisations familiales.


Le micro-entrepreneur ne bénéficie pas du droit au chômage. Sauf cas exceptionnels, mais tout est très encadré. Conclusion : le freelance perçoit moins de prestations sociales que le salarié qui cotise plus. Logique !

 

7.Le freelance peut garder ses enfants la journée

Il est important de le préciser. Le freelance, par manque de temps, n'est pas vraiment en mesure de garder ses enfants lorsqu’il travaille ! Ceux qui prétendent le contraire n’ont vraisemblablement aucune idée du rythme quotidien imposé par cette profession en essor.

 

En conclusion

Alors, si on arrêtait les préjugés et les remarques toutes faites sur les freelances ? Soyons plutôt bienveillants et pertinents sur ce statut juridique souvent incompris. Comment trouver et fidéliser des clients ? De quelle façon démarrer dans le web ? Voilà de vraies questions à se poser. Désormais, vous ne vous ferez plus avoir par les idées reçues qui entourent la vie d’indépendant

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Article écrit par Julie

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