Service National Universel : Comment ça Marche ? | PrePeers
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Image de fond de l'article Image de l'article du blog de Prepeers écrit par Inès: Comment fonctionne le Service National Universel (SNU) pour les jeunes ?

Comment fonctionne le Service National Universel (SNU) pour les jeunes ?

Le Service National Universel s’appliquera à Tous les Jeunes dès 2021. Quel est le mode d’emploi de ce nouveau dispositif ?

Horloge5 minutes de lecture

HorlogePublié le 1/24/2020 9:16:54 AM

Le « Service National Universel » est une expression qui peut faire peur. On s’imagine tout de suite le camp façon commando où les jeunes recrues sont traînées dans la boue et poussées à bout. On s’arrête tout de suite : ce n’est pas si horrible que ça en a l’air. Il s’agit tout simplement d’un service national auquel tous les jeunes âgés d’environ 16 ans doivent participer pour une durée d’un mois. Les objectifs de ce nouveau service sont multiples. Il doit d’abord permettre d’œuvrer pour l’intérêt général et de recréer le socle d’un creuset républicain. Il doit aussi renforcer la cohésion nationale, développer une culture de l’engagement et permettre à chaque jeune d’être acteur de sa citoyenneté. Toutefois, si sa mise en place a d’ores et déjà été expérimentée mi-juin 2019, sa généralisation n’aura lieu qu’à partir de 2021.


L’histoire du service militaire français

66 % des Français se disent favorables à un rétablissement d’un service militaire imposé.


Le 22 février 1996, Jacques Chirac, alors Président de la République, annonce la professionnalisation des armées. Autrement dit, il signe la fin du service militaire imposé aux jeunes citoyens français. Cette suspension, et non « suppression », fut officiellement promulguée le 28 octobre 1997. A cette époque, la population française était pourtant divisée sur la question (52 % pour et 48 % contre en juin 1997). À la place, la loi instaure un recensement et une « Journée d’Appel de Préparation à la Défense », la fameuse JAPD que vous avez sans doute connue.

En plus de rapporter beaucoup d’argent à la France, cette réforme marque un pas-de-géant pour l’égalité, puisque les femmes sont invitées à y participer. Mais plus de 20 ans après, la France semble regretter son service militaire. Selon un sondage exclusif réalisé en 2019 par BVA pour M6, 66 % des Français se disent favorables à un rétablissement d’un service militaire imposé.

Le Président Macron tient alors sa promesse, celle d’un service à mi-chemin entre le service militaire et le service civique alors en place. C’est ainsi qu’en juin 2019, le Service National Universel (SNU) est expérimenté pour la première fois. C’est Gabriel Attal, secrétaire d’État en charge du projet, qui doit le mener à bien. 2 000 jeunes volontaires âgés de 16 à 25 ans sont alors appelés au sein de treize départements pilotes.


Un service national en deux phases


Le Service National Universel (SNU) s’adressera aux filles et aux garçons au sortir de la troisième. La période obligatoire dure un mois et est divisée en deux périodes de deux semaines chacune :

·   Une phase de cohésion : 200 jeunes sont appelés dans une brigade située dans une autre région que la leur. Les garçons sont logés ensemble, de même pour les filles. Ils sont alors en totale immersion dans le quotidien des brigadiers. Les téléphones portables sont confisqués la journée. Le réveil est fixé à 6 h 30 pour le lever des couleurs (lever de drapeau français et chant de la Marseillaise). Enfin, les feux sont éteints à 22 h 30.

·   Une mission d’intérêt général : les 200 jeunes réalisent la mission près de chez eux dans les mois qui suivent le séjour de cohésion. Ils ont alors le choix de la structure : association, collectivité locale, institution, organisme public ou corps en uniforme.


Pour les plus téméraires, une deuxième campagne, cette fois-ci facultative, est proposée. Les jeunes ont alors jusqu’à leurs 25 ans pour réaliser une mission d’au moins trois mois (environ 90 jours) au sein du département de leur choix. Cette période d’engagement et de cohésion peut être liée :

·   à la défense et à la sécurité : armée, police, gendarmerie, pompiers, sécurité civile, réserves opérationnelles

·   à l'accompagnement des personnes

·   à la préservation du patrimoine ou de l'environnement

·   au tutorat

·   …


Qu’en pensent les jeunes ?

63 % des sondés approuvent ce nouveau dispositif.


À peine mis en place, le Service National Universel (SNU) du Président Macron a déjà ses détracteurs et ses soutiens. Les jeunes sont les principaux intéressés, et il sont majoritairement convaincus par le projet. Un sondage, mené par Diplomeo, révèle que 63 % des sondés approuvent ce nouveau dispositif. 

Certains émettent tout de même quelques réserves. Ils déplorent notamment le jeune âge auquel ce service est destiné (15 à 16 ans). Enfin, 38 % jugent la durée d’un mois trop longue et 21 % jugent ce service dépassé et rétrograde. Des organisations étudiantes ont par ailleurs publié une tribune dans Le Journal du Dimanche du 2 juin 2018. Elles y dénoncent les failles de ce nouveau dispositif universel. Les revendications touchent principalement au caractère péremptoire du projet qui apparaît alors comme sévère et contraignant.


Si vous êtes particulièrement intéressé(e) par cette formation, n'hésitez pas à consulter notre article : Doit-on avoir peur de changer d'orientation ?


En conclusion


Que vous soyez pour ou contre, ce nouveau programme deviendra obligatoire pour tous les garçons et filles âgés d’environ 16 ans dès 2021. Une première phase d’un mois est obligatoire. Elle est composée d’une immersion en brigade de quinze jours et d’une mission d’intérêt général de quinze jours. Une deuxième phase facultative de trois mois minimum permet d’accompagner l’insertion professionnelle et sociale. Mais qu’en est-il de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC), autrement appelée Journée d’Appel, dans tout ça ? Aucune précision n'a été fournie sur l'avenir de cette journée.

Selon vous, existe-t-il d’autres solutions pour renforcer le sentiment de cohésion et d’engagement à la citoyenneté des jeunes ? Cette réforme est-elle suffisante pour les motiver à servir l’intérêt général ?



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Article écrit par Inès

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