Votre navigateur ne reconnaît pas les scripts.
×
×

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation des cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.

Image de l'article du blog de Prepeers écrit par Inès: Quels sont les métiers d’avenir qu’exerceront nos enfants dans le futur ?

Quels sont les métiers d’avenir qu’exerceront nos enfants dans le futur ?

D’ici 2030, des millions d’emplois devraient disparaître au profit de métiers qui n’existent pas encore. Quels types de jobs feront nos enfants ?

Horloge 8 minutes de lecture
Calendrier Publié le 25/01/2020

Selon une étude du cabinet McKinsey publiée récemment, 800 millions d’emplois vont disparaître dans le monde au profit des innovations technologiques d’ici 2030. Selon un rapport de Dell et « l'Institut pour le Futur » (think tank californien), 85 % des emplois de 2030 n’existent pas encore. Si ce chiffre peut sembler totalement ahurissant, il s’explique finalement assez bien. Il n’y a qu’à regarder autour de nous. « Influenceurs », « UX designer », « Community managers » … Autant de jobs qui n’existaient pas il y a encore quelques années. Et cette tendance n’est pas près de s’arrêter. En cause : l’essor du numérique comme la robotique, l’intelligence artificielle ou encore la réalité virtuelle. Mais les nouvelles technologies ne seront pas l’unique raison d’un changement de paradigme. La cause environnementale et l’évolution des comportements par rapport au monde du travail seront également de la partie.

 

Quels métiers pour les petits génies du numérique ?

D’après le cabinet Gartner, l’IA sera responsable de 85 % des interactions clients dès l’année prochaine.


Les évolutions technologiques sont de plus en plus marquées. Les plus grands spécialistes s’accordent à dire que nous sommes actuellement dans la deuxième phase du développement numérique : celle de l’intelligence artificielle. Largement exposée dans l’actualité, cette solution technologique est non seulement capable d’interpréter des données, mais également d’apporter des solutions à la manière des êtres humains. Les IA les plus connues, comme Siri ou Alexa, sont sans doute déjà dans vos habitations et vous aident au quotidien. Nombreux redoutent alors cette apparition technologique de peur d’être espionnés ou de tout simplement perdre leur travail. D’après le cabinet Gartner, l’IA sera responsable de 85 % des interactions clients dès l’année prochaine.

L'émergence de la troisième phase de la transformation numérique renforcera cette inquiétude auprès des consommateurs. Les chercheurs sont actuellement en train de travailler sur des êtres humains virtuels, autrement dit, des robots humanoïdes surdoués. Mais demain, les emplois du numérique seront aussi ceux qui nécessiteront les expertises les plus pointues. Il faut donc inévitablement s’attendre à une recrudescence des postes à pourvoir dans l’informatique :

·   Data Analyst : il extrait les insights utilisateurs de montagnes de données récoltées par les machines lorsque l’on surfe sur Internet. Ces insights lui permettent d’en savoir un peu plus sur les clients et ainsi d’aider les entreprises à optimiser le ciblage de leurs offres. D’après Burning Glass Technologie, le nombre de personnes issues de cette profession devrait déjà augmenter de 28 % d’ici à 2020.

·   Psydesigner : cette nouvelle profession est à mi-chemin entre un ingénieur et un psychologue. Elle consistera à donner aux assistants virtuels des traits de personnalité proches de l’humain. Le but ? Rendre les données les plus intelligibles possibles.

·   Éthicien : les craintes liées à l’IA et à la robotisation sont nombreuses et fondées. L’éthicien aura pour rôle de définir des règles algorithmiques afin que ces nouveaux humanoïdes restent éthiques et non dangereux pour l’être humain. L’éthicien apportera un complément anthropologique, philosophique et psychologique aux stratégies marketing.

Alors, Wall-E ou Terminator ? Nous devrons attendre 2030 pour connaître la réponse.


Les écologistes au pouvoir dès demain ?

24 millions de fonctions à travers le monde seront créés dans l’économie verte.


Pollution des océans, effet de serre, réchauffement climatique… les enjeux environnementaux et écologiques connaissent une sensibilité et une exposition croissante. De plus en plus d’associations s’engagent pour tenter de sensibiliser les populations aux questions de l'environnement. Elles oeuvrent afin d’enrayer des habitudes de vie aux conséquences désastreuses. Selon le rapport phare de l’Organisation internationale du travail (OIT), 24 millions de fonctions à travers le monde seront créés dans l’économie verte. Voilà une nouvelle qui redonne de l’espoir pour l’ensemble de la société !

Récupération des déchets, gestion des énergies renouvelables... Nous faisons ici un petit tour d’horizon des nouveaux besoins en développement durable d’après une étude de la CNIM (Constructions industrielles de la Méditerranée) :

·   Expert en sourcing rudologique : son rôle ? Identifier et récupérer les déchets à forte valeur ajoutée pour le recyclage. Ce traitement des détritus se devra d’être optimal et sécurisé.

·   Expert en scalométrie industrielle : l’industrie de masse sera dépassée en 2030. Les entreprises seront alors énergétiquement moins gourmandes, plus propres et plus flexibles grâce notamment à une forte digitalisation. Le scalométreur interviendra comme conseiller pour une régulation de la production en fonction de la demande.

·   Écologue circulaire : d’ici à une dizaine d’années, nous utiliserons nos déchets comme matière première. Véritable chef de projet de la récupération énergétique, l'écologue circulaire supervisera la chaîne de production énergétique, de la collecte des déchets à leur réintégration au cycle vert.

·   Architecte micro-énergicien : l'architecte micro-énergéticien concevra des réseaux de capteurs et des solutions de pilotage pour la chaîne de récupération et de redistribution de l’énergie. Il saura concilier les capacités fluctuantes des sources d'énergies renouvelables avec les besoins des consommateurs, pour la plupart devenus producteurs d'énergie.

·   Urgentologue en projection : malgré toutes ces nouvelles fonctions, les catastrophes environnementales risquent de s’accentuer. Les États comme les institutions publiques et privées devront alors déployer des moyens logistiques complets. Cela concerne notamment les bases de vie (énergie autoproduite et stations de potabilisation de l'eau). L'urgentologue en projection aura pour rôle de superviser les interventions en milieu hostile en installant des bases vie et des bases logistiques autonomes.


Un service public plus performant à l’avenir


Le vieillissement de la population pourra générer jusqu’à 160 000 emplois dans le secteur du soin et de l’aide à la personne d’ici à 2022.


D’après le rapport Prospective des Métiers et Qualifications à l’horizon 2030, le vieillissement de la population pourra générer jusqu’à 160 000 emplois dans le secteur du soin et de l’aide à la personne d’ici à 2022. Cette croissance assurée d’ici les prochaines années laisse imaginer le scénario suivant :

·   Chirurgien robotique : nous le savons tous, les médecins manquent cruellement en zone rurale et notamment dans certaines régions reculées difficiles d’accès. Grâce à l’intelligence artificielle, des robots télécommandés seront envoyés dans ces zones afin d’opérer des patients à distance et leur apporter tous les soins nécessaires. L’avancée de la réalité virtuelle permettra quant à elle au médecin de ressentir le contact physique via des objets 3D. Autant de découvertes et d’avancées futuristes que l’on peine encore à imaginer !

·   Corps médical : les professions liées au soin et à l’aide à la personne ont encore de beaux jours devant eux. La demande de main-d’œuvre sera exponentielle face au vieillissement de la population.


Serons-nous bientôt tous Freelance ?


Les jeunes générations mettent au centre de leur choix la volonté de trouver un équilibre entre vie personnelle et professionnelle.


Selon l’étude américaine « A vision for the economy of 2040 », en 2015, plus de 53 millions de travailleurs étaient devenus indépendants. En 2018, en France, on compte 830 000 freelances, soit 126 % de plus qu’il y a 10 ans. La demande des entreprises pour ce type de profil et de collaboration est aujourd’hui importante. En effet, le recours à un freelance permet une économie des coûts salariaux estimés à 30%.

Cette tendance d’avenir semble être en adéquation avec les nouvelles habitudes. Les jeunes générations mettent au centre de leur choix la volonté de trouver un équilibre entre vie personnelle et professionnelle. À l’inverse de leurs parents, ces nouveaux travailleurs sont des hédonistes qui changent d’activité au gré des opportunités. Le monde du freelancing répond alors à leurs nouvelles attentes.

Si la notion d’indépendance faisait frémir la génération X attachée à la sûreté de son CDI, la liberté qu’offre ce mode de travail attire de plus en plus les jeunes diplômés. L’étude en France Freelance 2018 Malt-Ouishare révèle d’ailleurs que 88 % des freelances le sont par choix. Parmi les raisons avancées, on retrouve notamment : la liberté, la flexibilité et la gestion de son propre agenda. Les répondants évoquent aussi l’absence de hiérarchie (être son propre patron), et la quête de sens.

L'explosion de l’entrepreneuriat en France s’accentuera en 2030. La simplification de la création du statut d’auto-entrepreneur et l’émergence de plateformes de mise en relation marques/entrepreneurs permettront d’amplifier le mouvement. Les générations Y et Z rebattent donc les cartes du marché de l’emploi. Ce phénomène nous interroge sur les conséquences sociales et politiques d’une organisation installée autour du pivot du CDI : remise en cause du système des retraites, d’assurance santé et de chômage…

Si entreprendre vous intéresse, nous avons rédigé un article à ce propos. Pour le lire, c'est ici que ça se passe !


En conclusion

La croissance du digital a créé de nouveaux jobs et continuera d’en créer d’ici à 2030. En effet, si certains jobs tendent à disparaître, de nombreux autres emplois sont susceptibles d'émerger. Le vieillissement de la population entraînera mécaniquement une recrudescence des postes dans le domaine du soin et de la santé. Les urgences environnementales seront davantage prises au sérieux et nécessiteront de nouveaux corps de métier en lien avec la transition énergétique. Quant aux nouvelles générations, il y a de grandes chances qu’ils exercent d’ici quelques années davantage en tant que freelance qu’en tant que salarié. Eh oui, ce nouveau mode de travail semble répondre aux nouvelles habitudes des jeunes générations.


Photo de profil de l'auteur
Article écrit par Inès