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Image de l'article du blog de Prepeers écrit par Inès: Qu’est-ce qu’un mauvais stage en entreprise ?

Qu’est-ce qu’un mauvais stage en entreprise ?

Ça y est, vous avez enfin trouvé un job ! Et qui plus est, pas n’importe lequel : celui dont vous avez toujours rêvé. Mais voilà, tout ne se passe pas comme prévu. Comment éviter l’enlisement ?

Horloge 6 minutes de lecture
Calendrier Publié le 23/03/2020

Votre patron est exécrable, votre tuteur vous prend pour un larbin, vous travaillez plus que ce qui était prévu… Bref, c’est la catastrophe et votre vie devient un calvaire ! Comment faire quand ça tourne mal ? Voici quelques éléments de réponses.


Cinq situations peuvent décevoir un étudiant lors de ses premiers pas en entreprise. D’un côté la mission qui ne répond pas à ses attentes, de l’autre, un environnement professionnel épouvantable.


Le manque total de missions


Concernant les missions, la première cause de déception chez les étudiants reste le manque d’activité. Oui, oui, vous avez bien lu ! Si cela peut être le rêve pour certains, ne rien faire 7 heures durant peut sembler très long et ennuyeux. D’autant plus que cette expérience professionnelle est censée enrichir l’élève par la mise en pratique de ses acquis théoriques. Hors de question donc de faire acte de présence


La solution ? Montrez-vous proactif et soyez force de proposition. Informez vos supérieurs que vous avez terminé vos tâches et que vous souhaitez en avoir de nouvelles. Si malgré tout, la personne en charge de vous semble trop occupée, contactez votre professeur référent. Il appellera alors l’entreprise et tentera de trouver une solution.


Des tâches en décalage avec vos études


Votre convention de stage définit les tâches à réaliser au sein de l’entreprise d’accueil. Ces dernières doivent alors être en adéquation avec vos études. Par exemple, si vous effectuez une formation en rédaction web, vous ne devez pas créer des visuels ou vous occuper de la cuisine. Bref, ne vous enlisez pas dans un quotidien « photocopieuse-café ». La mission et les tâches annoncées dans la fiche de poste doivent correspondre à votre rôle au sein de la société.


La solution ? Bien définir, lors de la signature, vos différentes tâches et votre domaine d’expertise. Si, malgré tout, l’entreprise en a décidé autrement de votre sort, le dialogue avec votre tuteur et l’intervention de votre enseignant référent peuvent faire évoluer la situation.


Vous êtes livré(e) à vous-même


Autre cas de figure, vous avez cette fois-ci des missions et, qui plus est, en lien direct avec vos études. Houra ! Oui, mais non… Ces tâches s’avèrent en réalité bien plus complexes que prévu et personne ne semble vouloir vous filer un coup de main. Un stagiaire est là pour apprendre et non pas pour remplacer un salarié. Car si c’est pour effectuer les mêmes tâches qu’un embauché, il faut réclamer une augmentation de salaire, et vite. Quoi qu’il en soit, c’est illégal. Selon la loi de 2014 encadrant la pratique des stages, aucune convention ne peut être conclue pour remplacer un contrat de travail. De même, un stagiaire ne peut être choisi pour répondre à un pic d’activité pour l’entreprise.


La solution ? Osez demander de l’aide à vos collègues ou à votre référent. À un niveau master, vous devez également être en mesure d’effectuer des recherches par vous-même. Mais si votre charge de responsabilité correspond davantage à celle d’un salarié, contactez votre tuteur universitaire.


Une mauvaise ambiance au boulot


Les missions ne sont pas l’unique frein au bon déroulement d’un stage obligatoire. L’environnement de travail a également son rôle à jouer. Il se peut que vous tombiez dans une entreprise où ambiance et franche rigolade ne soient pas vraiment au rendez-vous… Tout le monde se regarde mal, personne n’échange et, cerise sur le gâteau, le courant ne passe absolument pas avec votre tuteur, votre patron ou vos collègues. Compliqué de s’épanouir dans ces conditions…

La solution ? Si l’impact sur votre mission reste supportable, tentez de prendre du recul. Après tout, vous n’êtes pas en CDI et la mission finira bien par se terminer. De plus, les conflits entre personnes font aussi partie des joies et réjouissances de la vie en entreprise. Si, en revanche, cela affecte réellement votre moral et vos missions, parlez-en au plus vite à votre tuteur référent. Il sera peut-être nécessaire de tout interrompre.


Vous subissez un acharnement


Malheureusement, le milieu de l’entreprise peut parfois être un véritable nid de requins. Harcèlement moral, harcèlement physique, pression de la part de vos supérieurs… Il faut réagir au plus vite ! En tant que stagiaire, vous êtes et restez avant tout un être humain. Vous devez, par conséquent, être traité comme tel. Dans cette catégorie, on peut également considérer les dépassements horaires. Devoir venir au travail une heure avant tout le monde, de travailler les week-ends ou alors de finir plus tard le soir est inacceptable.


La solution ? Prendre directement contact avec votre professeur référent pour mettre un terme à cette mauvaise expérience. Pour vous relever d’un échec, nous vous donnons ici de précieux conseils qui vous permettront de rebondir.


Comment y mettre fin ?


En tant qu’étudiant stagiaire, vous êtes en droit de rompre votre convention. Ces modalités de rupture sont alors mentionnées sur chaque document officiel. Les causes les plus courantes sont les suivantes : maladie grave, accident, grossesse… Mais la convention peut également être rompue pour les raisons évoquées précédemment. On peut évoquer le non-respect des tâches définies en amont, l’encadrement inexistant ou les mauvaises conditions de travail. La rupture se fera alors en accord avec votre établissement universitaire.


Mais l’entreprise peut également demander une rupture en cas de faute grave ou de manquement à vos obligations. Quelle qu’en soit la cause, votre établissement scolaire est en droit de vous demander de retrouver un stage immédiatement ou de le reporter à une date ultérieure. Si vous ne faites pas de nouveau stage, la faculté pourra, tout de même, valider votre année scolaire en échange de la rédaction d'un rapport. Dans le pire des cas, vous devrez redoubler…


En conclusion


Que les missions confiées soient trop dures, sans intérêt ou que l’ambiance au travail soit délétère, il faut en parler. La clé d’un stage de fin d’études réussi passe donc par la communication et l’échange. Un bon conseil à appliquer dans votre vie professionnelle en général. Toutefois, certains abus sont inacceptables. Il faudra alors prendre des décisions radicales, comme la rupture de votre convention, ou la démission. Heureusement, tout n’est pas toujours catastrophique. Pour beaucoup, être stagiaire est l’occasion de faire leurs premiers pas dans le milieu professionnel et de découvrir la réalité d’un métier. C’est aussi une belle opportunité pour être embauché par la suite.

Pour aller plus loin, vous trouverez dans notre article de blog nos conseils pour réussir votre entretien d’embauche.



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Article écrit par Inès